13/07/2011 : Ubud–Toya Bungkah

 

Sur la route qui doit nous emmener plus au nord vers le Gunung Batur (Mont Batur), on peut visiter un beau temple près de Bangli (Pura Kehen). Ce n’est pas énorme mais l’endroit est beau et puis, il n’y a pas foule. Un petit vieux qui s’occupe de l’entretien du temple nous donne quelques explications… dans un français plutôt compréhensible. Interdit de rire sur les photos ci-dessous, hein ! Le port du “sarong”, une sorte de paréo local, est obligatoire dans la plupart des temples. On en a donc acheté un chacun.

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Notre destination, c’est Toya Bungkah, un petit bled coincé entre le volcan Batur (qu’on veut gravir) et le lac qui porte le même nom. L’endroit est impressionnant car le lac lui-même constitue le fond d’un cratère plus grand et plus ancien. Il y a donc un volcan dans un volcan si vous suivez…

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Un gars nous aborde pendant qu’on mange un bout avant de nous mettre à chercher un logement. Et justement, il a une chambre à nous proposer. La vie est bien fait quand même, non ? On le suit un peu en dehors du village où il a ouvert deux jolis bungalows (Made Lake View Bungalows) il y a quelques mois avec un jardin qui offre une vue imprenable sur le lac et le volcan. Les chambres sont coquettes et confortables même si on s’est un peu gelé les miches pendant la nuit. C’est vrai qu’avec le changement de région et le relief le climat a bien fraîchi par rapport à Ubud.

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Bref, une adresse vraiment sympa à recommander. Surtout que le gars (Made, c’est son nom) nous a proposé de tout organiser pour l’ascension du volcan avec la maffia l’association des guides du coin. En négociant le tarif avec lui, on a pu avoir un bon prix même si aurait certainement pu descendre plus bas. Pas toujours évident de savoir jusqu’où on peut aller.

Avant l’effort, le réconfort ! (comment ça, c’est l’inverse ?). On va donc passer l’après-midi à se prélasser dans les sources d’eau chaude en provenance directe du volcan. Très surfait question prix (plus cher qu’à Mondorf !) mais ça fait quand même un bien fou. Aaaaaahhhhh.

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Au soir, Made nous a préparé un repas des plus simples mais qu’on a savouré tranquillement sur notre belle terrasse en profitant de la vue. Le pied quoi !Mais bon, faut pas tarder à se coucher car demain, le guide se pointe à 4h du mat’ pour la grimpette.

12/07/2011 : Ubud

 

Ce midi, on veut essayer le resto qui faisait tant saliver notre guide l’autre jour. L’unique spécialité, c’est le “babi guling”, du porc cuit entier dont on sert pratiquement toutes les parties sous différentes formes dans l’assiette. Ca nous rappelle un peu le dicton bien de chez nous :  tout est bon dans le cochon ! On ne sait pas toujours ce que c’est exactement mais on a pu identifier (enfin on croît) des morceaux de viande, de la peau frite, des chips de couenne et des bouts de gras. En tout cas, c’est goûtu comme on dit mais un peu écœurant. Il n’en faudrait pas tous les jours…

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Le ventre plein, on est prêt pour tester les services médicaux d’Ubud car Pierre traîne un solide mal de gorge depuis quelques jours. Direction Ubud Clinic où un docteur bien sympathique diagnostique rapidement une infection due à un streptocoque. Avec une petite cure d’antibiotiques, ça devrait s’arranger en une semaine. Sur ces bonnes nouvelles, on enchaîne par une autre balade dans les environs et cette fois sans se perdre ! La première partie est très sympa à travers des beaux paysages dans la campagne environnante. Le retour le long de la grand route est nettement moins chouette et vachement long. On termine sur les genoux…

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Comme Ubud est un important centre culturel de Bali, on voulait absolument  assister à un des nombreux spectacles de danses traditionnelles qui sont donnés chaque soir. On opte pour un spectacle de “legong” au temple “Pura Dalem Ubud”. De nuit, avec un bel éclairage de l’entrée du temple et d’un immense banyan derrière, l’atmosphère est magique. On compte une vingtaine de musiciens qui forment le “gamelan”, l’orchestre traditionnel indonésien, 4 danseuses et 1 danseur. Les costumes sont fabuleux et la musique envoûtante. C’est un étrange mix de mime et de théâtre. Les danseuses ne cessent de rouler des yeux de gauche à droite et de haut en bas en prenant des mines tantôt intimidées tantôt effrayées. Leurs doigts et leur corps adoptent des postures très travaillées au rythme de la musique. Ca nous paraît pour le moins bizarre mais on reconnait le talent qui demande des années d’expérience et de pratique (elles commencent souvent dès le plus jeune âge).

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Après quatre jours passés à Ubud, on peut vraiment dire qu’il y a moyen de passer du bon temps dans cette petite ville et ses alentours. C’est vrai que c’est plein de touristes et que les prix sont un peu élevés mais l’ambiance est cool, il y a beaucoup de choses à voir et surtout, pour ceux qui aiment bien manger, il y a de quoi se faire plaisir avec tous ces bons petits restos !

11/07/2011 : Ubud

Ce matin, on prend la voiture pour aller visiter Mas, un village d’artisans à quelques kilomètres au sud d’Ubud. Il doit bien y avoir des centaines de boutiques et d’ateliers spécialisés dans la sculpture sur bois. Ca va pas être de la tarte pour faire son choix… On essaie donc de couvrir un peu toutes les gammes, du vieillard qui visiblement ne roule pas sur l’or, sculptant seul dans sa maison, à la grande galerie qui expose d’énormes pièces de collection plus magnifiques les unes que les autres (30.000 $ pour une sculpture qui a nécessité un an de travail !). Pour notre modeste bourse, on se rabattra plus raisonnablement sur une belle statuette de danseuse de legong fabriquée dans un petit atelier familial par l’artisan lui-même.

 
Une autre attraction phare d’Ubud, c’est la Monkey Forest, un véritable morceau de jungle juste à côté de la ville qui abrite un temple et surtout une colonie de plus de 700 macaques gris. Au premier regard, ils ont l’air inoffensifs et même plutôt doux mais il ne faut pas s’y fier. Il attaquent les touristes qui ont eu la “bonne” idée d’acheter des régimes de bananes aux autochtones du parc et grimpent sur les passants qui les regardent d’un peu trop près dans les yeux. Romy en a fait les frais mais a su heureusement prendre le dessus sur la bête.






Et pour finir cette journée, une belle photo "carte postale" du crépuscule dans les rizières ! Allez, c'est cadeau.

10/07/2011 : Ubud

On attaque la journée par une balade dans les environs d’Ubud indiquée dans le Lonely. Sauf que, comme hier pour le trajet en voiture, c’est pas vraiment de la tarte pour s’orienter. A un moment, pris d’un sérieux doute sur notre position, nous demandons de l’aide à un brave gars qui passait sur une mobylette. Et là, comme par miracle, de simple passant qu’il était, il se transforme en “Super Guide” ! “Leave your book in your bag, what I will show you is not in the Lonely Planet” qu’il nous dit dans un anglais assez bon mais à la prononciation approximative (les “f” deviennent notamment des “p”, pas toujours facile à suivre donc). Et ni une ni deux, il nous emmène par des petits chemins à travers les magnifiques rizières qui entourent la ville.

C’est absolument splendide et même s’il fait plutôt couvert et qu’il tombe une fine pluie, on est sous le charme de ces paysage dominés par le vert, découpés en terrasses inondées comme autant de miroirs et emprunts d’une grande sérénité. Notre guide improvisé nous abreuve de commentaires exaltés sur la culture du riz, la gastronomie locale (on le voit encore baver en nous vantant les délices d’un cochon rôti à la peau bien croustillante), sur la vie des gens ici et les trucs intéressants à voir dans le coin.




Il nous fait également découvrir la Sungai Ayung Valley, un autre endroit enchanteur.




On apprendra plus tard que c’est en fait devenu son vrai “métier” de guider les touristes trouvés au hasard, après avoir perdu sa place de cuistot suite à la faillite du resto de son patron après le fameux attentat de 2003. Pour nous, la situation est tout de même un peu étrange car au départ on lui avait juste demandé un renseignement et au final, on aura crapahuté 5h avec lui ! Du coup, on se doute assez vite que tout ça ne sera pas gratuit… C’est vrai, il nous aura un peu forcé la main mais on ne le regrettera pas du tout car on n’aurait jamais fait un si beau tour sans lui. On lui dit donc “matur sukseme” (merci en dialecte balinais).
Histoire de se remettre de cette marche, on décide de se faire plaisir en s’offrant un petit massage des pieds. Un peu hard tout de même le massage mais on en sort avec une vraie sensation de détente.



Au soir, on se régale dans un resto bien sympa. Faut dire qu’ici, il n’y a que l’embarras du choix. Ubud, c’est vraiment l’endroit idéal pour passer du bon temps. Pour moi, ce sera canard fumé cuit dans de petits lingots en feuille de bananier. Mmmmmmmhhhh…

09/07/2011 : Jakarta-Denpasar-Ubud

Comme on n’a pas envie de rester à Jakarta, on reprend l’avion pour rejoindre directement Bali via Denpasar (1h30 de vol). Difficile d’éviter les compagnies aériennes reprises sur la liste noire européenne puisqu’elles le sont pratiquement toutes ici ! Arrivés à l’aéroport, on décide de louer un petit 4x4 pour une dizaine de jours, histoire de pouvoir faire le tour de l’île à notre aise.





Enfin à notre aise, faut quand même tenir compte du trafic intense et du style de conduite des Balinais. Un exemple parmi d’autres, quand le feu passe au rouge, ça veut dire : appuie sur l’accélérateur, il y a encore largement le temps de passer ! Les panneaux d’indication sont rares (euphémisme) et écrits tout petit. Et pour corser le tout, on roule à gauche ici. La voiture n’est pas de toute première jeunesse non plus et il faut jouer franco des pédales pour en tirer quelque chose, héhé. Dans ces conditions, notre première étape vers Ubud relève du défi… surtout de nuit ! On a donc pas mal galéré, on s’est trompé deux fois mais finalement, à force de demander notre chemin, on a fini par arriver. La chance nous sourit pour trouver rapidement un logement : une chambre sympa, au calme dans un beau jardin et pas trop chère.


Demain, on attaque la visite de la région…

08/07/2011 : Bruxelles-Jakarta

Prêts pour le départ avec tout notre équipement.


Après un vol long et fatiguant mais sans histoire, arrivée de nuit à Jakarta complètement hallucinante. Il fait chaud et humide, ça on s’en doutait. La circulation infernale aussi, on en avait entendu parler mais à ce point là ! Quand on pense qu’il y a des gens qui disent que c’est dangereux de conduire à Bruxelles… Ici, ça dépasse de tous les côtés, ça klaxonne à tout va, les voitures et les motos se bagarrent au millimètre pour s’imposer. Il est 20h et les bouchons sont encore énormes. Tout de même 1h30 pour rejoindre la gare de Gambir dans le centre depuis l’aéroport. Là, on s’informe pour apprendre que le train vers Yogyakarta du lendemain est complet. Pas grave, on s’adapte, ce sera donc l’avion pour Bali à la place.
Premier trajet en tuk tuk (petit tricycle pétaradant) pour rejoindre un hôtel qu’on choisit rapidement, trop pressés de manger et d’aller enfin dormir après plus de 24h de voyage. Premier Mie Goreng aussi qui a failli déjà coûter la vie à Romy, sauvagement attaquée au niveau de la bouche par un minuscule piment vert caché dedans. Ca promet d’être hot…

Préparatifs et relooking du blog

Ca y est, maintenant que les billets d'avion sont réservés, nous pouvons nous lancer dans les préparatifs de notre prochain voyage en Indonésie !

L'occasion aussi de relooker un peu notre blog qui commençait à se faire vieux...